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La flamme olympique a été éteinte ce jour, à Paris, au cours de la cérémonie de passage.
Cette flamme qui symbolise le feu sacré reliant toutes les nations s'est éteinte, "pour des raisons techniques", selon une dépêche AFP.
La fait est que cette flamme qui s'éteint ne porte aucune conséquence quant à l'organisation des JO. Mais c'est une véritable symbolique qui se dégage. Et c'est arrivé à Paris !
Ce parcours de la flamme olympique tellement tumultueux, semble avoir trouvé une certaine apogée aujourd'hui à Paris, où il semblerait que les relais aient été purement et simplement annulés.
Rappelons que le parcours a été émaillé de nombreux incidents, malgré l'impressionnant dispositif de protection.
Ce dispositif de sécurité, appelé "bulle de sécurité", pourrait d'ailleurs porter à polémique, à la vue des chiffres : 3000 policiers, 65 motards et 40 fourgons, servant à protéger le parcours, en entourant le flambeau, afin d'éviter toute tentative de la part des défenseurs d'un Tibet libre. Et il s'est démontré totalement inefficace.
Sans compter les moyens financiers considérables qu'entrainent une telle opération, à un moment où l'on parle plutôt de plan de rigueur pour l'ensemble des français, c'est le contexte général de l'organisation de ces JO qui pose problème.
En effet, plusieurs questions restent en suspens.
Pourquoi le comité international olympique a t'il choisi d'organiser les JO à Pékin, pays où la démocratie et la liberté d'expression sont sans cesse remis en cause, et peuvent apparaitrent contraires aux principes même de l'olympisme.
Ses membres se seraient il investi d'une mission particulière, en pensant pouvoir ainsi "forcer" le gouvernement chinois à modifier sa politique ?
Mais surtout, quand nous voyons aujourd'hui le nombre de personnes interpellées en France, à Londres, et sans doute dans les pays où va passer la flamme prochainement, ne sommes nous pas en droit de nous étonner? Ne seraient ils pas des bouc émissaires ?
Si le CIO, mais surtout, si nos politiques, français ou étrangers, avaient correctement abordés le problème chinois, sans fermer les yeux sur la situation des droits de l'homme, préférant monnayer des contrats commerciaux, alors peut-être, oui, peut-être n'en serions nous pas là...
Si nos politiques avaient eu des discours clairs et des positions fermes, alors, peut être n'aurions nous pas arrêté ceux qui défendent la liberté.
Gageons que les mois qui viennent vont être capitaux pour les relations de la Chine avec le monde. Et en cela, ceux qui manifestent en faveur du Tibet, finiront peut être par avoir du poids, afin que les politiques s'expriment clairement sur le sujet.
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