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BIOGRAPHIE D'UN GENIE
Dans le cinéma, il existe certains noms qu'il s'avère absolument impossible d'ignorer. Des monstres sacrés, des dieux, des icônes. Sergio Leone se classe sans nul doute au panthéon des grands cinéates. Il marqua le septième art grâce à l'empreinte qu'il apposa sur le genre du western. Il toucha aussi au Péplum, très en vogue un moment, au début de sa carrière. L'apothéose de son parcours étant certainement le film "Il était une fois en Amérique". Sergio Leone, c'est un style particulier dans la mise en scène. Bien plus que parodier les autres, comme John Ford, il sut se réaproprier le genre western et briser les conventions.
Cette savante destructuration prend forme grace à l'application de touches personnelles et uniques, dans ses films. Il utilisa les gros plans à outrance. Sur les regards, sur les armes, sur les mains. Une caméra grossissante, qui triture les consciences des personnages, intensifie les traits, presque comme de la caricature. Les duels de fin de ses films sont des perles d'intensité dramatique. Dans "Il était une fois dans l'ouest", "Le bon, la brute et le truand", et "Et pour quelques dollars de plus", ces fins entreront dans la légende. Sergio Leone utilise le temps, en ralentissant volontiers le rythme et filmer des scènes où il ne se passe rien. Comme dans la scène d'ouverture du film "Il était une fois dans l'ouest", sans aucun mot prononcé, dans une lenteur calculée.
La musique de son compère et ami ENNIO Morricone est mythique. Un genre d'opéra permanent, qui souligne la dramatique des actions. Composée de bruitage, de sons, d'instruments uniques utilisés sans aucune logique, mais tellement en phase avec les personnages de l'histoire. Les films de Sergio Leone dépassent les deux heures.
Il aimait installer correctement l'ambiance, prendre le temps de présenter ses personnages, pour plonger le spectateur dans un véritable opéra filmé. Il utilisa des références pour certains de ses films."Yojimbo" de Kurosawa lui sert pour son "Pour une Poignée de dollars"Pour ses péplums aussi. Il trouve une filiation avec Mervyn Le Roy, Robert Wise, ou William Wyler.
Il réalise "Pour une Poignée de dollars" sous un pseudonyme: Bob Robertson en hommage à son père connu sous le nom de Roberto Roberti. Il apparait même dans une de ses films: "Il était une fois en Amérique" dans le rôle d'un guichetier. Dans "Il était une fois dans l'ouest", il souhaitait pour la première scène Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef, mais Eastwood déclina l'offre. Il n'aimait pas mourir au début d'un film.
Quelques phrases célèbres : "Quand tu dois tirer, tire, cause pas" (Le bon, la brute et le truand)
"Tu vois Tuco, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un flingue et ceux qui creusent. Toi, tu creuses" (Le bon, la brute et le truand).
"A une époque où la vie d'un homme ne valait rien, sa mort en valait beaucoup. Ansi apparurent les chasseurs de prime."
"Quand un homme avec un pistolet rencontre un homme avec un fusil, l'homme avec un pistolet est un homme mort."
En conclusion : Le monde se divise en deux catégories de cinéphiles, ceux qui aiment Sergio, et ceux qui aiment Leone.
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