L'autopsie de Chantal Sébire |
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| Écrit par stef | ||||||
| 23-03-2008 | ||||||
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L'autopsie de Chantal Sébire n'a pas permis d'élucider les causes de sa mort, a annoncé vendredi le procureur de Dijon. Une analyse toxicologique est encore attendue. La décision d'autopsier cette femme atteinte d'un cancer des sinus incurable a été prise contre l'avis de ses proches. Chantal Sébire a été retrouvée morte après avoir demandé en vain une euthanasie. Pas de trace d'hémorragie, pas de crise cardiaque, pas d'arrêt vasculaire cérébral, ni d'infarctus. La thèse d'une mort assistée est donc renforcée. L'expertise toxicologique, dont les résultats ne sont pas encore connus et ne devraient pas l'être avant plusieurs semaines, pourrait permettre de trouver une substance susceptible d'avoir provoqué la mort. "Même si l'on trouve que quelqu'un a fait ça, cela finira en non-lieu car il n'y pas de délit d'aide au suicide en France. Cela n'existe pas", a insisté l'avocat. Le médecin personnel de Chantal Sébire, le docteur Emmanuel Debost, a estimé de son côté que l'"autopsie (était) de l'acharnement judiciaire et que cela n'(apportait) rien de savoir si Mme Sébire s'était suicidée ou pas". Le cas de Chantal Sébire aura en tout cas relancé le débat sur l'euthanasie active légale comme elle est pratiquée dans plusieurs pays d'Europe (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse). Mercredi, peu avant la découverte du corps de Mme Sébire, Nicolas Sarkozy, à qui la malade avait écrit, avait reçu son médecin traitant. François Fillon a pour sa part chargé le député UMP et cardiologue Jean Leonetti d'une mission d'évaluation de la loi de 2005 - qui porte son nom et a été votée à l'unanimité - relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie. La nouvelle secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, a déclaré jeudi "à titre personnel" qu'elle était favorable à la création d'une "commission nationale d'euthanasie à qui reviendrait le soin d'examiner les cas exceptionnels graves". Vendredi, l'ex-ministre Roger Gérard Schwartzenberg a dénoncé "une justice barbare" et "doublement indigne".
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